Exigences de Boisgomin en matière de conduite personnelle
Le code de conduite de Boisgomin se fonde sur les principes suivants:
Tout être humain est doté de dignité. Boisgomin croit que chaque être humain est un enfant de Dieu et que la charité chrétienne devrait guider toutes les interactions entre les personnes participant aux activités de Boisgomin. La dignité de chaque personne exige du raffinement dans la manière de se comporter et de parler avec d’autres personnes. Boisgomin a une politique de tolérance zéro à l’égard de tout abus commis par des personnes qui ne sont pas des enfants à l’endroit des mineurs qui participent à ses activités. Le présent code de conduite s’applique à tous les membres du personnel des activités, aux moniteurs juniors et aux participants adultes dans leurs interactions avec les mineurs inscrits aux activités de Boisgomin, que ces interactions aient lieu pendant ou en dehors de la programmation prévue.
Pour obtenir des éclaircissements sur une ligne de conduite donnée ou sur tout ce qui n’est pas spécifiquement abordé ici, adressez-vous au directeur de l’activité.
- Boisgomin ne tolère aucun abus envers les mineurs dans le cadre de ses activités, qu’il soit perpétré par un autre mineur ou par un adulte. L’abus d’un mineur entraînera des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’au renvoi ou à l’expulsion des activités de Boisgomin et à la coopération avec les forces de l’ordre.
- Lorsqu’un adulte est en présence d’un mineur, il doit toujours rester à la vue d’autres personnes et éviter d’être seul avec le jeune dans un endroit isolé. Lorsqu’ils se rencontrent dans une pièce, ils doivent le faire avec la porte ouverte ou avec une fenêtre dans la porte qui leur permet d’être facilement visibles pendant la rencontre.
- Les prêtres ne doivent entendre les confessions et donner la direction spirituelle aux mineurs que dans un confessionnal muni d’un écran, dans une pièce dont la porte est munie d’une fenêtre qui leur permet d’être bien visibles, ou dans un endroit où ils sont à la vue d’autres personnes (mais hors de portée de la voix). Les prêtres ne doivent entendre les confessions des femmes et leur donner la direction spirituelle que dans un confessionnal muni d’un écran.
- Les prêtres ne donneront pas de direction spirituelle aux mineurs par des moyens électroniques. La direction spirituelle ne peut être donnée qu’en personne.
- Aucun adulte ne doit se trouver seul avec un mineur dans une chambre à coucher. Aucun mineur ne doit jamais se trouver dans la chambre d’un adulte et il est préférable qu’ils n’entrent pas du tout dans la zone des résidents adultes.
- Dans les activités où les jeunes couchent sur place, le prêtre doit avoir sa propre chambre ou tente.
- Toute activité d’une durée d’une journée ou plus doit prévoir un ratio suffisant entre le personnel de l’activité et le nombre de mineurs, et jamais moins de deux moniteurs par activité.
- Dans les activités où les jeunes couchent sur place, aucun adulte ne doit partager une chambre (ou une tente) avec des mineurs. Les mineurs doivent dormir soit dans des chambres individuelles, soit dans des chambres de trois personnes ou plus.
- Les adultes et les mineurs doivent disposer de salles de bains, de douches et/ou de vestiaires séparés, ou utiliser les salles de bains, les douches et/ou les vestiaires à des heures différentes. Aucun adulte ne doit utiliser la salle de bains, la douche ou s’habiller en présence de mineurs et vice-versa. Lorsque des mineurs doivent s’habiller en présence d’autres mineurs, il faut leur demander d’utiliser des robes de chambre ou au moins des serviettes. Toutes les douches doivent être individuelles ou comporter des cabines individuelles. Il ne doit jamais y avoir jamais deux mineurs seuls dans une salle de bain, un vestiaire ou une zone de douche, sauf si des adultes les surveillent. Lorsque la surveillance est nécessaire, au moins deux adultes doivent se tenir à l’extérieur de l’entrée de la salle de bain, de la salle de douche ou du vestiaire.
- Un adulte ne doit jamais être seul dans un véhicule avec un mineur. Si des adultes doivent conduire des mineurs, il doit y avoir au moins trois personnes dans la voiture (deux adultes et un mineur, ou un adulte et deux mineurs). La seule exception est en cas d’urgence, lorsqu’il faut conduire un mineur blessé ou malade aux soins d’urgence.
- Avant qu’un mineur ne participe à une activité où les jeunes couchent sur place, le personnel de l’activité doit obtenir l’approbation écrite des parents du mineur.
- Les adultes (et les mineurs entre eux) ne doivent jamais ridiculiser, intimider, rabaisser ou abuser verbalement un mineur.
- Les adultes doivent éviter tout contact physique à caractère sexuel ou susceptible d’être interprété comme tel. Dans ce domaine, il vaut mieux pécher par excès de prudence. La lutte et des jeux qui comportent la rudesse doivent être évitées.
- Les adultes ne doivent jamais inviter ou aider les mineurs à fumer, à boire de l’alcool ou à consommer des drogues illégales. La possession et la consommation de marijuana est toujours interdite, quelle que soit sa légalité.
- Le personnel de l’activité ne peut échanger des textos liés à l’activité avec des mineurs qui sont lycéens (et jamais avec des élèves plus jeunes) que s’ils obtiennent d’abord l’approbation générale des parents du mineur.
-
Le personnel de l’activité peut parler par téléphone ou par chat audio avec un mineur, mais seulement après avoir obtenu l’approbation générale de ses parents. Le personnel de l’activité ne peut interagir avec les mineurs par le biais d’appels vidéo qu’en présence d’autres membres du personnel de l’activité ou si le mineur est en présence d’un de ses parents. Avant que le mineur n’ait terminé sa 7e année, pour chaque interaction audio ou vidéo le personnel de l’activité doit d’abord s’entretenir avec le parent du mineur avant de demander de parler au jeune.
- Le personnel d’une activité et le mineur qui y participe peuvent se rencontrer en dehors des heures régulières de l’activité, mais seulement après avoir obtenu l’approbation générale du parent du mineur et seulement si les autres politiques sont respectées.
- Il est interdit aux adultes d’offrir des cadeaux personnels aux mineurs, sauf approbation parentale spécifique.
- Les adultes ne doivent jamais donner ou montrer à un mineur des médias ou du matériel pornographique ou indécent. Lorsqu’on parle de questions liées à la vertu de la chasteté, il est préférable d’insister sur les aspects positifs de la lutte ascétique.
- L’accès, l’exposition, la production, la possession ou la distribution de pornographie sur une propriété ou par l’entremise d’un équipement appartenant à Boisgomin, ou en association avec une des activités de Boisgomin, est strictement interdit.
- Toute personne qui sait ou soupçonne raisonnablement qu’un mineur ait été victime d’abus dans le cadre d’une des activités de Boisgomin doit en informer immédiatement le directeur de l’activité. Dans de nombreuses juridictions, la loi oblige les adultes qui travaillent avec des mineurs de signaler aux autorités les cas connus ou raisonnablement soupçonnés de maltraitance ou de négligence. Tous les membres du personnel des activités seront au courant des exigences en matière de signalement d’abus dans leur juridiction.
- Boisgomin prend au sérieux tout soupçon ou toute allégation d’abus et coopérera avec les autorités civiles pour enquêter sur les soupçons ou les allégations dans ce domaine. Le personnel d’une activité est tenu de coopérer à toute enquête externe ou interne portant sur des soupçons ou des allégations d’abus de mineurs. Le manque de coopération peut être un motif de renvoi des activités de Boisgomin.
- Si un mineur dit qu’il a été maltraité, le personnel de l’activité doit l’écouter calmement sans contester ce qu’il dit, demander les détails pertinents (qui, quand, quoi), et lui dire qu’il en parlera au directeur de l’activité. Le mineur doit être encouragé à en parler à ses parents.